Confessions d’une accro du shopping

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Pour Rebecca, le plus beau dans la vie, c’est faire du shopping, quitte à dépenser tout son argent… Mais c’est promis : demain, elle arrête !

Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Rien de tel qu’un peu de shopping pour se remonter le moral… C’est en tout cas la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble tout simplement magique ! Chaussures, accessoires, maquillage ou fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Un comble, pour une journaliste financière qui conseille ses lecteurs en matière de budget ! Jusqu’au jour ou, décidée à séduire Luke Brandon, un jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée, il est vrai, par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes… Mais pourra-t-elle résister longtemps au vertige de l’achat et à l’appel vibrant des soldes ?

Décrites comme désopilantes et toniques par l’éditeur, les (més)aventures de cette fashion victim ne sont évidemment pas  sans rappeler à la parisienne trentenaire que je suis quelques shopping party!… Toute femme – ou presque – rêve d’un dressing à la Carrie Bradshaw, de sacs et de chaussures à faire pâlir de jalousies les plus grandes fashionistas … Voilà pour le principe de plaisir.

Côté principe de réalité, (et quelle réalité!), nous avons toutes un jour invoqué les dieux en les suppliant que la Gameboy du vendeur de chez Massimo Dutti fonctionne « encore cette fois »! Bah oui, ce trench, il est juste parfait, hein?… Bienvenue en 2013 : on paie ses impôts, des cotisations sociales diverses et variées, dont la liste ne fait que s’allonger, on cotise pour une-retraite-qu’on-ne-touchera-probablement-pas, et le tableau est loin d’être rose (Mon banquier pourrait vous en parler!)!… l’humeur du jour est donc plutôt à l’austérité et à l’économie!… L’heure du découvert autorisé est révolue!

La « Rebecca Bloomwood » qui sommeille en nous peut se rendormir, non? Pour ma part, le dernier Vanessa Bruno attendra!

« À travers les tribulations de son héroïne, Sophie Kinsella scanne nos sociétés de consommation ou le découvert a remplacé la roulette russe. Avec le risque de l’interdit bancaire à la place de la balle dans le barillet. Passera, passera pas ? […] À lire d’urgence avant d’aller courir les soldes. »
Tifenn Duchatelle – Elle PRESSE        

En filigrane, une critique sociale qui émerge… la société de consommation est mise en perspective à travers Becky qui pourrait être le portrait (exagéré, quoique…) de certaines jeunes femmes en quête de reconnaissance, d’une place dans ce monde moderne pas toujours tendre et très porté sur l’apparence.  Une lecture facile, certes. Une chick-lit décevante malgré tout.

Je ne comprends pas l’engouement porté à ce livre… histoire plate, qui manque de relief comme de style. Poussée par la curiosité j’ai rongé mon frein jusqu’à la dernière ligne, tant la caricature imprègne l’histoire, jusqu’à un happy ending forcé et peu plausible… Un « beach book » de seconde classe, si vraiment vous n’avez rien d’autre à portée de transat.

 

Sous le pseudonyme de Sophie Kinsella se cache une jeune romancière anglaise à succès qui a exercé la profession de journaliste financière. Suite à l’engouement exceptionnel qu’ont suscité les Confessions d’une accro du shopping en Grande Bretagne et aux États-Unis, l’auteur a conçu une suite new-yorkaise aux aventures de son héroïne.

Biographie de l’auteur
Sophie Kinsella est née et vit à Londres. Ancienne journaliste financière, elle est l’auteur des fameuses aventures de Becky Bloomwood-Brandon : Confessions d’une accro du shopping (Belfond, 2002), Becky à Manhattan (Belfond, 2003), L’accro du shopping dit oui (Belfond, 2004), L’accro du shopping a une sceur.(Belfond, 2006) et L’accro du shopping attend un bébé (Belfond, 2008). Avec cette série traduite dans quatorze pays, elle a figuré sur toutes les listes de best-sellers. Son héroïne sera prochainement incarnée au cinéma par Isla Fischer dans un long-métrage signé P.J. Hogan (Le Mariage de mon meilleur ami). Sophie Kinsella est également l’auteur des Petits secrets d’Emma (Belfond, 2005), dont les droits d’adaptation ont été acquis par Paramount Pictures, et de Samantha, bonne à rien faire (Belfond, 2007).

Cohabitation interdite

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Ils sont jeunes, beaux, et ils s’aiment. Tout devrait donc être pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Mais il y a un « mais », et de dimension. Alice est la porte-parole adjointe du parti dont le leader occupe l’Elysée. Guillaume est un député en pleine ascension dans l’opposition.
Provincial, né dans une famille où on a toujours voté à gauche, il n’a a priori aucun point commun avec cette grande bourgeoise parisienne dont la famille est solidement ancrée à droite.
Pourtant, l’amour les a surpris un soir, sans crier gare.
Depuis, ils doivent vivre leur passion en clandestins, à l’insu de tous. Adultes, libres de toute attache sentimentale, ils en sont réduits à se cacher comme des enfants ou des adolescents.
Si, dans leurs partis respectifs, leurs « amis » apprenaient leur liaison, ce serait la catastrophe et un coup de frein, peut-être fatal, à leurs carrières en plein essor.
Alors, comment vont-ils se sortir de cette situation ? C’est le thème de « Cohabitation interdite », une comédie romantique très contemporaine. Si contemporaine qu’elle se trouve rattrapée par l’actualité politique en France.
« Cohabitation interdite » est un roman que l’on verrait bien assorti d’une crème solaire (IP 50 s’il vous plaît!) au fond d’un panier de plage!… une incursion dans les coulisses de la vie politique française d’aujourd’hui.
On imagine aisément ce que ce roman pourrait donner, porté au cinéma… J’y verrais tout à fait Katherine Heigl y flirter avec Edward Burns… ça donne le ton, non?

Une fois découverte la quatrième de couverture, l’intrigue n’est déjà plus si intrigante!… Et c’est dommage!
Une lecture pas désagréable -certes-, facile -certes-, que l’on se représente tout à fait sur la toile – certes-, des personnages attachants -certes (Humm… quoi que souvent téléguidés! je les aurais volontiers habillés de deux ou trois névroses! et de quatre ou cinq moments de solitude! Du court-circuit, en somme!)-… nous voilà bien loin de l’intensité du Roméo et de la Juliette de Shakespeare!
Une sensation finalement assez creuse, inhabitée, comme émoussée, un peu à l’image d’un siège de l’assemblée laissé vacant, -aseptisé!- autour de ce thème qui avait pourtant du chien! Une écriture assez égale, horizontale, presque, desservie par quelques (rares, mais existantes) approximations linguistiques et orthographiques. On passe 15 jours d’été à Biarritz, mais ça n’est finalement ni vraiment l’été, ni vraiment Biarritz!… Un we à la Baule?… guère plus convaincant! Un rôle de maîtresse délaissée puis vindicative, qui s’associe aux calculs malveillants et rancuniers d’un ministre bedonnant? Déjà plus intrigant! Un ensemble peu linéaire, peut-être.

Ecran Total

Ecran Total

« L’amour en chair et en os m’avait tant démoli que j’avais fini par lui préférer le virtuel. […] À partir de là, en ce point précis de mon existence, l’enfer m’avait ouvert ses portes, et j’allais m’y diriger. L’enfer était un toboggan géant, une grande piste enneigée que j’allais bientôt dévaler tout schuss, avec le vent dans le dos. »

Romance, ou presque-romance, imaginaire plus que virtuelle. Le style linéaire me semble manquer de relief, et le personnage principal en est affadi. Erreur de casting. Ensemble décevant.