Ne le dis pas à Maman

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Tout a commencé sur cette aire d’Autoroute. Co-voiturage oblige. Trajet classique. Départ matinal. Un beau samedi de mai. Ensoleillé. La douce perspective d’aller entourer ma Bonne-maman chérie pour fêter sa nouvelle bougie. Une aire d’autoroute, donc. Le kiosque. Un titre évocateur ; une première de couverture bouleversante ; une quatrième explicite.

« Ne le dis pas à Maman, dit-il en me secouant légèrement. C’est notre secret, Antoinette, tu m’entends ? »
« Oui, Papa, murmurai-je. Je ne lui dirai rien. »
Pourtant, je le fis. J’avais confiance en l’amour de ma mère. Je l’aimais et elle m’aimait, je le savais. Elle lui dirait d’arrêter. Elle n’en fit rien.

Phase terminale d’un cancer. Une mère. Sa fille à son chevet. C’est alors Antoinette qui refait surface dans l’esprit de Toni. Antoinette dont l’enfance prometteuse cache un secret qui a failli la tuer.

Horrifiant. Fétide. Abject. Écœurant. Le cri d’une enfant trahie. Trahie dans ce qu’elle est. Trahie dans ce qu’elle ressent. Trahie. Par son père. Par sa mère. Solitude. Désespoir. Chute sans fin. Abandon.
Histoire d’une enfant dont on a pris la vie.
Haut le cœur. Nausée. Tristesse.

Style simple. Ni voyeurisme, ni détails sordides. Témoignage cauchemardesque, néanmoins.
Loin d’être une œuvre littéraire au sens propre du terme, Ne le dis pas à maman ressemble davantage à un cri de délivrance lancé au monde entier.

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