Murmurer à l’oreille des femmes

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Douze nouvelles.

Des gens. Des gens qui s’aiment, qui pourraient s’aimer ou qui ne s’aiment plus. Des vies apparemment bien réglées – trop? – Et… l’appel de l’inconnu. La tentation du vide. Le fantasme de la découverte. L’excitation d’un nouveau possible. L’addiction au changement. Amour en perdition, désamour, auto-intoxication amoureuse, auto-complaisance aussi. Insatisfaction, Bovarysme, incomplétude, frustration à l’honneur. Regard caustique… sarcastique, presque.

Avec en toile de fond cette question existentielle: «Où allez-vous?». Ah… Cette question-là ! Une vraie question !

La possibilité de changer de vie au gré du hasard et des rencontres – et, soyons vrais, nous savons vous et moi combien cela est facile en 2014. Enfantin. Elémentaire. Banal et sans surprises, paradoxalement. Comme si la vie avait une fonction « Reset ». Genre : on efface tout et on recommence!… Un peu à l’image d’une application que l’on désinstallerait d’une simple pression du doigt sur l’écran d’un smartphone. « Reset ». Illusion de toute puissance.
Les choix que nous n’avons pas faits, ceux que nous rêverions de faire, ceux que nous oserons faire… et ceux que nous ne ferons pas.
Des choix dîtes-vous ? Des choix.

Et, au fil des pages, l’auteur de murmurer : « le bonheur, c’est un choix. Le malheur, aussi … » – Serge Bressan, Le Quotidien 28/03/2014

Des choix, on en fait tous. On en a tous fait. Des bons, heureusement. Des mauvais, parfois. Des libres, toujours (nous avons eu cette chance-là). Des Judicieux, occasionnellement. Des Stratégiques, souvent. Des Amoureux? Vraiment?

Un thème un peu facile, peut-être. Un style, certes, pas désagréable… mais qui, je trouve, a un petit côté « presse féminine » dont j’aurais volontiers fait l’économie. Des tranches de vie interpelantes. Qui soulèvent des questions pour la trentenaire-débordée-et-pas-que-perchée-sur-ses-talons que je suis. De vraies questions. Une ouverture intéressante sur la question des illusions dont on choisit, en amour, de se bercer. Ou pas. Quant à la question de notre destination dans cette vie… la question du sens… c’est un chapitre que j’espère ne jamais refermer.

Des choix. Donc.

Pourquoi et comment les êtres se rencontrent et se ratent, se trouvent et se perdent, se désirent et se rejettent, s’aiment avant de se mépriser… Pourquoi ne parvenons-nous jamais à nous détacher entièrement de ce que nous avons vécu, et surtout de ce que nous nous sommes infligé à nous-mêmes ? Et puis ? La roulette génétique. Elle se met à tourner, une fois que vous avez franchi le demi-siècle. Vous finissez prisonnier d’une combinaison aléatoire dans une des petites cases de ce plateau tournant que les cellules de votre corps ont conçues. Et puis? Pourquoi sommes-nous si malheureux quand l’incertitude nous assaille ?

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