Beautiful Bastard

Beautiful Bastard

Description de l’éditeur

Beautiful Bastard met en scène la relation tumultueuse et torride entre un patron odieux et exigeant, l’irrésistible Bennett Ryan, et sa jeune collaboratrice, la superbe Chloé Mills, forte tête promise à un brillant avenir. Un duel amoureux au bureau raconté alternativement par deux êtres dévorés par l’ambition et le désir. « Un parfait mélange de sexe, d’audace et de sentiments » – C.S. Stephens L’esprit vif, bosseuse et volontaire, Chloé Mills n’a qu’un seul problème, son patron : Bennett Ryan. Exigeant, direct, dépourvu de tact, ou d’une quelconque considération à l’égard d’autrui, il est absolument… irrésistible. Un salaud magnifique. Bennett retourne à Chicago après avoir séjourné en France pour jouer au sein de l’entreprise familiale qu’il dirige, un grand groupe de media, un rôle de premier plan. Rien ne laissait supposer que son assistante chargée de l’aider à distance lorsqu’il était à l’étranger, puisse se révéler être, cette sublime créature – dotée d’une innocence toute provocatrice et absolument exaspérante – avec laquelle il allait désormais devoir travailler chaque jour. Malgré sa réputation, Bennett n’est pas du genre à entretenir une aventure sur son lieu de travail. Mais Chloé est si séduisante qu’il envisage de faire une entorse à la règle – pour ne pas dire, la faire complètement voler en éclats – si c’est le seul moyen pour lui, de la conquérir, de se l’approprier, de la posséder. Alors que désir et attirance mutuelle ne cessent de croître jusqu’à un point limite, de non-retour, Bennett et Chloé doivent décider exactement ce qu’ils sont prêts à perdre ou à sacrifier, pour continuer à s’auto-posséder, l’un l’autre sans répit.

 

Après le succès planétaire de Fifty Shades of Grey (E.L. James, publié en France par Lattès), que vaut le dernier page-turner érotique? Issu d’une fanfiction téléchargée plus de deux millions de fois aux USA, dont les droits cinématographiques seraient déjà engagés, il nous projette au cœur d’une relation patron-assistante, dans un journal à deux voix façon Liaisons Dangereuses

Il plait, et il le sait parfaitement: il n’a pas l’habitude qu’on lui résiste, ni en amour ni en affaires. Il est bardé de diplômes et rentre d’Europe pour prendre les rênes de l’empire familial. Il peut se permettre d’être arrogant – puisqu’il est brillant…

Elle est une battante, avec l’appétit de ceux à qui rien n’a été donné. Elle se donne les moyens de son ambition, bosse pour deux et séduit par sa force de caractère. Elle est belle est attirante, mais n’en joue pas ostensiblement…

Là voilà désignée pour devenir son assistante. Le désir adore les grands rôles: il endosse celui du salaud machiste, jamais avare d’un commentaire acide… Mais c’est sans compter sur son sens de la répartie à elle. Entre eux, c’est électrique. Ils se détestent – façon de s’avouer par l’absurde leur fascination réciproque… Et rapidement, l’essence de quelque chose qui les dépasse: une inexorable attraction…

Contrairement à son grand frère Fifty Shades, Beautiful Bastard n’est pas l’inventaire de tous les excès du sexe – litanie de transgressions, fouets, menottes et autres clichés.

Ecrite à quatre mains par deux Américaines, Christina Hobbs et Lauren Billing, cette romance n’évite pas les clichés.
Traduction pour le moins hasardeuse (On regrettera aussi les « grogné-je », « crié-je », « grincé-je », « chuchoté-je » et autres « m’avertit-il » malencontreux), dialogues peu recherchés (les trois mots gagnants de ce livre sont – Connard, queue et culotte), qui donnent à l’ensemble une allure adolescente, oscillant maladroitement entre Twilight et YouPorn.

En définitive, ce livre aurait pu être un véritable phénomène, mais n’a finalement que profité du phénomène de E.L James, autour d’une intrigue fade, sans prise de risque ni talent.

Ce roman a fait le buzz il y a quelques temps. J’en cherche encore la raison… Si le début entre haine et attirance est intéressant, le développement des relations entre les personnages tombe rapidement dans la facilité. Bref, à réserver à un public adulte, les plus jeunes n’y gagnant qu’un vague frisson d’interdit, et à lire dans le simple but de connaître la dernière tendance « sexlit ». Déception.

La Nostalgie Heureuse

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Jusqu’à présent, mon idylle avec le Japon a été parfaite. Elle comporte les ingrédients indispensables aux amours mythiques : rencontre éblouie lors de la petite enfance, arrachement, deuil, nostalgie, nouvelle rencontre à l’âge de 20 ans, intrigue, liaison passionnée, découvertes, péripéties, ambiguïtés, alliance, fuite, pardon, séquelles.
Quand une histoire est à ce point réussie, on redoute de ne pas être à la hauteur pour la suite. J’ai peur des retrouvailles. Je les crains autant que je les désire. »

Les retrouvailles sont des phénomènes si complexes qu’on ne devrait les effectuer qu’après un long apprentissage ou bien tout simplement les interdire. »

Natsukashii , nostalgie heureuse… Parce que la nostalgie triste n existe pas en japonais. Pas de mot pour la dire. Pas de concept pour la penser. La douceur enfantine d’une madeleine de Proust en somme. Il y a du sombre et du mélancolique, mais aussi des moments hilarants ou lumineux dans cette Nostalgie.
Pâles retrouvailles avec le passé… Qui invitent a profiter de l instant… Pour qu un jour, le souvenir devienne « nostalgie heureuse ».

Premières années d’enfance, fondatrices. Premières joies et premières douleurs, indélébiles. Péril des retrouvailles ravivant les deuils. Confrontation risquée avec les souvenirs.

« Ce que l’on a vécu laisse dans la poitrine une musique : c’est elle qu’on s’efforce d’entendre à travers le récit. » Ce récit sans aucune fausse note, où une femme de 44 ans observe la petite fille de 5 ans et la jeune femme de 22 ans qu’elle a été. Étonnante, émouvante et sage Amélie Nothomb qui, « avec les moyens du langage », signe un superbe livre de nostalgie heureuse.

Un voyage qui range le passé dans le présent, sous la forme d’un roman. […] Le Nothomb 2013, « La nostalgie heureuse », est un excellent cru, à goûter sans tarder.

Ma nostalgie heureuse à moi pourrait porter différents noms… Saphir, le premier amour de ma vie, avec lequel j’ai bravé pluie, vent, obstacles en dur, fossés en tous genres, poney’games, galops débridés ou parcours de cross… Saphir savait prendre la tangeante comme aucun autre… Le premier à m’avoir autant apprivoisée que je ne l’ai amadoué. Une complicité qui me laisse un doux souvenir… Souvenir de ce matin de Noël 1990. Une carte postale écrite à l’encre turquoise si familière de ma mère… Accompagnant un sac de pansage contenant le nécessaire de beauté de ce nouveau compagnon, qui nous attendait, Blandine, Amaury, et moi, à dix kilomètres de la cheminée, dans la froideur d’un boxe fraîchement aménagé à notre insu, pour celui qui deviendrait à la fois mon meilleur ami, et mon pire ennemi!… Saphir… Une vraie histoire d’enfant, comme on en vit peu!

Une autre « nostalgie heureuse » serait pour moi celle de la Réunion… 2006-2008… Plus décidée, plus adulte -quoique…-, plus festive. Paradis tropical où sont nées de vraies belles amitiés, de celles qui durent… Au rythme des barbecues, des canyonings, des randonnées, des pool parties, des apéros improvisés sur le lagon, de mon entrée dans la vie professionnelle – entrée édulcorée, j’en conviens -, des nuits blanches aussi… Y est né mon amour pour la salsa, ses rythmes entêtants et colorés, qui vous kidnappent l’esprit autant que le corps!
« Nostalgie heureuse » de la femme, qui regarde, du haut de ses 33 ans, la petite fille, et la presque-femme qu’elle a été. Un hier dans l’aujourd’hui… Gage d’un présent serein.

Le dîner

Le dîner

 

« Si je devais donner une définition du bonheur, ce serait celle-ci : le bonheur se satisfait de lui-même, il n’a pas besoin de témoin.  » Toutes les familles heureuses se ressemblent, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon« , dit la première phrase d’Anna Karénine, de Tolstoï.
Je me contenterai tout au plus d’y ajouter que les familles malheureuses – et au sein de ces familles en premier lieu les couples malheureux – n’y parviennent jamais seules.
Plus il y a de témoins, mieux cela vaut. Le malheur est toujours en quête de compagnie.
Le malheur ne peut supporter le silence – et encore moins les silences gênés qui s’installent lorsqu’il se retrouve seul.
Aussi nous sommes-nous souri, Claire et moi, dans le café quand on nous a servi nos bières, sachant que bientôt nous allions passer toute une soirée en compagnie des Lohman : nous vivions le plus beau moment de la soirée, tout n’irait par la suite que de mal en pis. »

 

 

Description de l’éditeur

Succès phénoménal aux Pays-Bas, alliance détonante d’une comédie de mœurs à l’humour ravageur et d’un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale. Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d’Amsterdam. Hors-d’œuvre : le maître d’hôtel s’affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l’affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d’une violence inouïe. Un café, un digestif, l’addition. Reste la question : jusqu’où irions-nous pour préserver nos enfants ?

 

Biographie de l’auteur

Herman Koch est l’auteur de plusieurs romans, mais c’est Le Dîner qui lui apporte la consécration. Elu Livre de l’année aux Pays-Bas, où il s’est vendu à près de 400 000 exemplaires, traduit dans une quinzaine de langues, salué par la critique internationale, Le Dîner est le premier roman de Herman Koch à paraître en France.

Apéritif, entrée, plat, dessert, digestif, pourboire. Un dîner, et un roman, en six temps… du petit rire franc et moqueur au rire jaune, de l’embarras au malaise, et finalement la nausée, le cœur au bord des lèvres.
Les convives: deux couples. Deux frères que tout oppose, assortis de leurs épouses.
Paul, notre narrateur. Avec ses attaques bien senties, Paul-le-déclassé nous est d’emblée sympathique; il fait mouche et n’a aucun mal à mettre le lecteur dans sa poche… C’en devient malgré tout dérangeant…  La légèreté s’estompe. Le malaise s’installe. Malaise qui ira crescendo. De sympathique Paul, notre narrateur, se révèle au fil des pages insaisissable et inquiétant.
Serge, le grand-frère belle-gueule et séducteur, politicien « arrivé », grand favori pour le mandat de premier ministre,  dépendant de rapidité et efficacité… Qui s’est pris d amour pour l’œnologie, un peu parce que cela fait bien sur sa carte de visite…. Parce qu’il s’est dit que cela ferait partie du tout! Ce grand-frère agaçant qui a toujours un avis sur le dernier Woody Allen… Et qui se moque bien que vous l’ayez vu ou non avant de vous en vanter les mérites ou même de savoir si vous l’avez aimé!

Tout commence sous les allures guillerettes d’une comédie de mœurs. L’humour caustique du narrateur passe à la moulinette les travers des grands bourgeois : hypocrisie et jeu des apparences, triomphe du politiquement correct et de la bonne conscience.

 Entre l’apéritif et le dessert la tension monte, les rivalités s’exacerbent, les personnalités se dévoilent. On glisse en pente douce d’une critique satirique de la société néerlandaises à une vision franchement nauséabonde d’un monde pétrifiant où les enfants sont rois et où la morale n’a plus sa place.
Le sujet: Découverte hasardeuse d’un père. Journal télévisé. Point de rupture. Rupture comme avant ou après la guerre. De menu de téléphone portable en vidéos favorites, de vidéos de surveillance en publications sur You tube, c’en est fait de l’illusion de bonheur de la cellule familiale. Violence. Que faire de cette « vérité »? Tête à tête père-fils douloureux. Une erreur que l’on fait « tout bêtement ». Comme, enfant, on perd son manteau… Ou comme on oublie son cartable. Du « tout bêtement » qui devient irréparable. Criminel.
Le dîner d’Herman Koch  est un Huis-clos qui flirte avec le thriller psychologique. Un texte fascinant, à la fois ambigu et dérangeant !