Le garçon incassable

Le garçon incassable

« Tes yeux ne pleurent jamais. la tristesse semble ricocher sur toi. Je sais qu’elle entre pourtant, filtrée par ta vision du monde. Alors, dans quel recoin de toi-même l’enfermes-tu ? « 

Le garçon incassable, c’est la confrontation de deux histoires de vie: d’un côté, le cinéaste, de l’autre, Henri. Buster Keaton: cinéaste de génie et acteur en mousse capable des plus terrifiantes cascades, de l’autre. Henri: « frère » recomposé de la narratrice, handicapé de corps mais heureux de mordre la vie. Deux vies… lesquelles ne se mêlent jamais, en fait. Elles se regardent. Les points qui les relient sont des fils invisibles que l’on perçoit.
Deux enfances marquées par des expériences physiques très brutales, deux solitudes inguérissables, deux formes singulières d’insoumission. Et deux passions pour les trains.
Deux vies qui avancent dans le fracas du monde. Deux vies qui s’inventent des histoires pour mieux résister à une époque qui ne veut pas forcément d’eux. C’est un beau roman, au style simple et proche du coeur, qui dit la façon dont chacun grandit dans le regard des autres, comme au cinéma.

Les émotions sautent à la gorge discrètement et se déploient, le tout avec une écriture sans fioritures où chaque mot est pesé. On ressent cette constance à ne pas ne dire de trop, à laisser une place au lecteur. Ça grince et ça gêne. Un récit subtil, puissant et émouvant qui ne laisse pas indemne !

C’est une fille inclassable qui a écrit Le Garçon incassable. Florence Seyvos a de solides bagages pleins de trésors, et fait son chemin mine de rien, depuis une vingtaine d’années…
Une discrète narratrice se cache entre les pages du livre, comme entre deux portes.

Texte modeste et gracieux, superbement obstiné. (Raphaëlle Leyris – Le Monde du 9 mai 2013)

Biographie de l’auteur
Florence Seyvos est née en 1967 à Lyon. Elle a passé son enfance dans les Ardennes et vit à présent à Paris. Ecrivain, scénariste, Florence Seyvos est notamment l’auteur de Les Apparitions (L’Olivier, 1995), qui lui a valu le Goncourt du premier roman et le prix France Télévisions.

Deux portraits qui se font écho, portés par une écriture sensible et sans pathos. Un roman qu’il faut prendre le temps de laisser infuser, pour mieux s’en imprégner.

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