Demain j’arrête!

Demain j'arrête!

Demain j’arrête!, c’est l’histoire de Julie Tournelle, 28 ans.
Julie flippe. Cette vie-là ne se passe pas du tout comme on la lui avait décrite! Et le sort n’en a pas fini avec elle!
Julie, forcément, à 28 ans, a déjà ses petites névroses, chacune ayant juré fidélité et fait acte d’allégeance à son hystérie déjà bien établie. A 28 ans, Julie a un travail qui commence à sentir la poussière, des amis fidèles en toute circonstance, des voisins qui piquent sa curiosité, un ex du genre à oublier,…un club de copines célibataires excentriques et somme toute assez pathétiques, un patron versatile,… Et pense, pas toujours, mais assez souvent, plutôt à l’endroit qu’à l’envers!
Et soudain, c’est la vie qui s’emballe avec l’arrivée d’un nouveau voisin!… – Bon ok, il porte le prénom du frère adoré de mon cher et tendre et j’avoue, j’ai eu un instant la sensation d’un faux départ!… (Bah oui… ne me dites pas que ca ne vous ferait pas drôle à vous de lire – et donc de cautionner! – l’histoire d’amour naissante de « Ricardo », que vous venez de marier pour de vrai il y a à peine un mois dans la vraie vie à la plus charmante des Olayas que la terre ait portée! Vivent les mariés!!!)… Mais, à peine cette petite ombre au tableau apparue, voilà notre héros, répondant à l’hilarant pseudonyme de Ricardo Patatras, aussitôt rebaptisé
Ric… Ouf! Voila toute ambiguïté levée, je peux m’identifier en toute impunité à notre héroïne, et tomber aussitôt tout aussi impunément amoureuse du beau et sexy Ric (mon petit côté cœur d’artichaut, sans doute)! L’intégrité de mon presque-beau-frère ne sera pas menacée!-
D’épisodes gaguesques en aventures abracadabrantesques, on adore l’humour parfois tarte-à-la-crème de Gilles Legardinier, qui fait toute une histoire de l’improbable rencontre de l’hystérie et du mystère…
« Si chaque rencontre entre deux êtres humains pose autant de problèmes, il est clair qu’on ne va pas se reproduire assez vite pour empêcher les chats de prendre le contrôle de la planète ». N’empêche que, chats à part, on s’y verrait – à quelques menus détails près, est-il seulement nécessaire de le préciser?!?-
Bon ok, « Demain j’arrête » n’est pas de la grande littérature, mais cela tombe bien… ce n’est pas ce que j’étais venue chercher!…

Je vous peins le tableau: extrême sud de l’Andalousie… Direction la Costa Del sol… Mon lieu de villégiature estival favori: 40 degrés à l’ombre 23h/24… Inutile de vous dire que toute mon énergie est canalisée pour assurer le maintien de mes fonctions vitales (tortilla, gaspacho, tapas, jamon, tocino de cielo, tinto de verano,… Et la sieste qui permet d’assimiler toutes ces « informations ») Et qu’il n’y a pas de rabe pour mes fonctions exécutives!… La haute littérature attendra bien septembre, hein? Sans complexes? Ah, oui, tiens! Sans complexe!

Merci Gilles pour ces chouettes moments de détente au présent – on y plonge d’autant plus volontiers… Le passe simple est simplement moins rafraîchissant – que tu m’as offerts (on se tutoie, hein?)… Entre transat et piscine, plaid et méditerranée!
Je te dois quelques heures de bronzage!

On fermera notre kindle sur ces mots dont je songe déjà à faire mon sankalpa au prochain cours de yoga nidra (Yveline, si tu nous lis!):

« Portez-vous bien. Aimez. Risquez. Ne renoncez jamais. »

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Un avion sans elle

Un avion sans elle

 

Présentation de l’éditeur
Lyse-Rose ou Émilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapée d’un crash d’avion, une fillette de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée «Libellule». Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, la jeune femme va dénouer les fils de sa propre histoire jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

 

 

« Dire que je n’ai ni regrets ni remords serait exagéré, mais j’ai fait du mieux que je pouvais . »

C’est ainsi que tout commence par ce qui pourrait ressembler à une fin. Une fin qui n’est que le début d’un suspense incroyable!
Le reste n’est que rebondissements… D’un crash qui a marqué l’histoire de la frontière franco-suisse à quelques jours des fêtes de Noël, en décembre 1980, à la lecture saccadée du journal de Crédule Grand-Duc, détective privé, 18 ans après la tragédie, voilà deux familles plongées dans une course aux indices effrénée… à l’heure où les tests ADN n’existent pas, et où la science ne peut nous être d’aucun secours. Des yeux bleus, une gourmette en or, une robe blanche à fleurs oranges… Des indices?
Suicide programmé, meurtres commandités, folie affichée, passion inavouée, deuil et mystère, mensonges et usurpation… de nouvelle piste en déception, je suis saisie,… me voilà happée par cette quête d’identité de la jeune Lylie… « Qui suis-je? »… (LA question, vous en conviendrez, à laquelle peu d’entre nous ont l’audace de pouvoir répondre à haute et intelligible voix…)

J’en délaisse jusqu’à ce splendide soleil andalou, préférant l’enquête à mon IP 50, et négligeant mon dernier bikini!… Une occasion de se pencher d’un peu plus près sur certaines réponses que le temps seul peut apporter.

Chapeau au travail de l’auteur, parti de la célèbre chanson presque éponyme de Charlélie Couture qui cartonnait en 1980, date du début de « l’affaire » ici présente. Quelques références subtiles à ce texte tout au long du roman (gageons d’ailleurs que l’air et les paroles vous accompagneront tout au long de cette lecture)… L’intrigue est vraiment habile, brillamment construite, implacable. le lecteur est mené d’une piste à l’autre… Soudain apaisé, il croit entrevoir la solution, le gros malin – eh non !
Quelques rappels sur l’époque contribuent à nous ancrer dans les années 80 et 90 : l’élection de Mitterrand, les « tubes », les émissions TV… Bref, ce thriller est l’oeuvre d’un perfectionniste.

Un très joli polar, qui réunit tous les ingrédients pour une lecture fascinante.
Très jolie lecture de vacances, que je recommande fortement à votre transat!

Michel Bussi nous livre ici un récit palpitant , de main de maître il nous entraîne dans cet imbroglio familial , jusqu’à la dernière ligne, il nous tient en haleine. À sa merci.

Lexpress , le 10 juillet 2012
Un roman de « haut vol » dont le dénouement est aussi époustouflant qu’inattaquable sur le plan de la vraisemblance.

Biographie de l’auteur
Michel Bussi, né en 1965, est professeur de géographie à l’université de Rouen. Il est l’auteur des romans policiers utilisant comme cadre le patrimoine régional normand. Père de trois enfants, il vit à Darnétal (76). Il a notamment publié aux Presses de la Cité Nymphéas noirs, polar français le plus primé en 2011 (Prix Polar méditerranéen, Prix Polar Michel Lebrun de la 25e Heure du Livre du Mans, Prix des lecteurs du Festival Polar de Cognac, Grand Prix Gustave Flauvert, Prix Goutte de Sang d’encre de Vienne).
Son site internet : http://www.michel-bussi.net

Comme un avion sans aile

Comme un avion sans aile,
j´ai chanté toute la nuit,
j´ai chanté pour celle,
qui m´a pas cru toute la nuit

Même si j´peux pas m´envoler,
j´irai jusqu´au bout,
oh oui, je veux jouer
même sans les atouts.

Tu fais semblant de regarder ailleurs,
tu dis même que j´te fais peur,
pourtant tu sais j´tiens plus d´bout,
aussi crevé qu´un danseur.

Oh, il fait lourd, grande, grande nuit blanche
grande grande nuit d´orage,
le tonnerre gronde
mais y a pas d´éclair

Ecoute la voix du vent
qui glisse, glisse sous la porte,
écoute on va changer de lit, changer d´amour
changer de vie, changer de jour

Et même, même si tu fais plus rien,
tu vois moi j´aboierai encore…
mais tu t´endors sous mon piano,
quand je joue faux

Oh libellule,
toi, t´as les ailes fragiles,
moi, moi j´ai les ailes fragiles,
moi, moi j´ai la carlingue froissée
mais j´ai chanté toute la nuit.

De là, on voit la mer

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Habituée à manier la fiction et à dominer le réel, une romancière part travailler en Italie sans imaginer que des accidents vont venir bouleverser le cours de son existence et l’obliger à s’interroger sur ses choix, ses renoncements, ses attentes.

« Quand l’histoire commence, on est dans la violence de l’été, l’extravagante violence des étés italiens. le soleil frappe si fort qu’il rend insoutenable au regard le blanc des façades alentour. Il fait aussi la pierre brulante: impossible d’aller pieds nus. La mer au loin est étale, striée de reflets, on dirait des diamants. Et puis il y a ce bleu, le bleu du ciel, partout, sans taches, électrique, tellement pur. Et pas un souffle d’air »

La toscane. L’été. Elle. Lui. Francois. Paris.

Elle: romancière, virtuose du mensonge. Mariée. La quarantaine. En retraite à Livourne pour écrire.
Lui: Luca. Officier de l’Académie navale. 21 ans.
Francois: le mari. Resté à Paris.

Le tableau est peint pour accueillir l’histoire de Philippe Besson.

Un accident de voiture à des centaines de kilomètres, l’enchaînement des circonstances. Plus qu’une histoire adultérine, c’est la vie qui s’emballe. C’est l’attente. C’est la découverte. C’est la désillusion. C’est la solitude.

Des cœurs comme à distance, dans un jeu de superposition et d’incompatibilité. Un regard somme toute assez froid sur ce que vivent de millions de couples, ne serait-ce qu’à Paris, abstraction faite du tableau de départ. Un mensonge en entrainant un autre. On lit la souffrance sans toutefois la toucher du doigt. On lit l’impuissance là où il n’est écrit que l’aventure. On lit la jeunesse qui flirte avec un présumé recul sur la vie. On lit la solitude où il est écrit couple.
Solitude nécessaire de l’écrivain, solitude qui n’est ni oppressante ni douloureuse, mais émancipatrice. De là, on voit la mer, est une ode à la liberté, celle qui implique de faire des choix, de sacrifier ce qui n’a plus raison d’être, liberté sans concession, qui peut sembler brutale, égoïste et déterminée, mais qui permet seule de créer, d’aimer à sa guise, de tenir la barre de son existence sans se soucier des préjugés ni des vents contraires… un magnifique portrait de femme, tranchante et résolue, larguant progressivement les amarres, s’affranchissant de tous ces liens pour voguer sereinement vers une destination connue d’elle seule.

« C’est quelques heures de leur vie dans un lieu inattendu et finalement accueillant, quelques heures à quoi rien n’a ressemblé avant, à quoi rien ne ressemblera après, une parenthèse, une lubie. »

« L’harmonie » s’entrevoit sans s’atteindre. C’est là, peut-être, le premier sujet du livre.

« Tout s’est joué en deux secondes, je voudrais savoir lesquelles » (Paul GUIMARD, Les choses de la vie). Entre deux mensonges, une allusion aux Choses de la Vie… Et pour moi, l’envie de lire ces choses-là.

Lexpress , le 16 janvier 2013
Philippe Besson ausculte avec une immense finesse les souffrances, les jalousies, les fêlures, les non-dits, ces moments où s’enchaînent les circonstances, où s’emballent les machines. Il superpose la vie et l’écriture comme on compare deux façons de mentir.

De là on voit la mer… Un titre qui colle parfaitement au tableau si léger de mes vacances… Première pages: l’été toscan, qui n’est pas sans faire un clin d’œil à l’été andalou dans lequel je me vautre avec délices depuis plusieurs semaines (déjà!)… La torpeur des premières heures de l’apres-midi, des heures frappées de lenteur, des allées bordées de cyprès, la plage… Comme une impression atemporelle. Le décrochage, le vrai. L’automne est encore loin, et l’heure est à l’insouciance. Une impression d’inscription dans quelque chose de parallèle… Une glace. Un ice tea. Un bord de mer. Le soleil!
Le tableau idéal pour savourer le mot juste et le verbe affûté de Philippe Besson.