Lacan et la Boîte de Mouchoirs

Lacan et la Boîte de Mouchoirs

Envie d’essayer la psychanalyse, mais vous n’avez pas encore franchi le pas ? Curieuse ou curieux de savoir ce qu’il se passe derrière la porte d’un cabinet de psy quand vous n’y êtes pas ? Voici l’occasion !

Vous n’avez pas besoin d’avoir fait une psychanalyse pour lire cette nouvelle…! Si vous n’en avez jamais fait, voilà votre chance de vous glisser au cœur d’une séance telle une petite souris.

Le silence en présence d’un étranger oppresse. Etre dans le devoir, l’obligation de parler, crée un tsunami mental. Les mots émergent, rigides, incapables de se déplacer de mon aire de Broca jusqu’à mon cortex moteur et me plombent la gorge. Ils s’entassent comme des cartes distribuées dont on ne connaît pas encore la valeur de jeu.

[…] J’aperçois la boîte, ou bien est-ce ma main qui la première en tire deux mouchoirs? Coup sur coup. Eponger les yeux, vider le nez. Effacer les traces d’une émotion que l’on n’aime pas. on préfère rire. Seule, pas forcément, mais en société on préfère toujours rire. Deux personnes c’est déjà une société.

Une patiente un brin analyste, un analyste un brin atypique, et une boîte de mouchoirs désespérément vide. Un pur plaisir de lecture. La nouvelle tient ses promesses: on entre dans l’intimité de la séance de psy, sans pour autant se sentir vraiment voyeur – ça pourrait être moi, ça pourrait être vous… Au passage on découvre un univers, au détours d’une véritable mise en orbite  lacanienne. Allons-nous faire d’autres découvertes? Passer de Paris à New-York? Ou errer dans la vie de la narratrice? Le lecteur est ferré…

Épisode pilote d’une série prometteuse ! Encourager les larmes ou les retenir semble, dans de tels contextes, si facile, qu’un bout de tissu, quand bien même simple épaisseur, peut s’imposer comme un partenaire tantôt diabolique, tantôt emphatique.

Une série psy, so Frenchie. 1 séance le 7 de chaque mois.

 

Sur son blog, l’auteur explique la genèse de cette œuvre à venir. « À Paris, je rencontre peu de gens qui ont fait ou font une psychanalyse ou suivent toute forme de thérapie analytique. Si je compare avec New York, je pourrais dire que dans cette ville, je ne connais pas une seule personne qui n’ait pas son psychanalyste attitré. Pourtant, il y a des curieuses et des curieux, qui aimeraient savoir ce qu’il se passe derrière la porte d’un cabinet de psy, sans pour autant avoir envie d’entamer une psychanalyse. Alors voilà, j’ai inventé les personnages de Judith et d’Hervé Mangin, psychanalyste formé à l’école de Lacan, pour vous introduire avec discrétion dans l’intimité d’une séance. »

Après de nombreuses années vécues à New York, Chris Simon s’est installée en France où elle investit la scène littéraire 100% numérique. Elle a publié deux recueils de nouvelles, dont certaines peuvent être associées au genre fantastique, sur la boutique Kindle d’Amazon : La couleur de l’œil de Dieu (2011) et Le baiser de la mouche (2012). En 2012 également, elle a fait paraître un roman chez Publie.net, Ma mère est une fiction.

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