Cohabitation interdite

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Ils sont jeunes, beaux, et ils s’aiment. Tout devrait donc être pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Mais il y a un « mais », et de dimension. Alice est la porte-parole adjointe du parti dont le leader occupe l’Elysée. Guillaume est un député en pleine ascension dans l’opposition.
Provincial, né dans une famille où on a toujours voté à gauche, il n’a a priori aucun point commun avec cette grande bourgeoise parisienne dont la famille est solidement ancrée à droite.
Pourtant, l’amour les a surpris un soir, sans crier gare.
Depuis, ils doivent vivre leur passion en clandestins, à l’insu de tous. Adultes, libres de toute attache sentimentale, ils en sont réduits à se cacher comme des enfants ou des adolescents.
Si, dans leurs partis respectifs, leurs « amis » apprenaient leur liaison, ce serait la catastrophe et un coup de frein, peut-être fatal, à leurs carrières en plein essor.
Alors, comment vont-ils se sortir de cette situation ? C’est le thème de « Cohabitation interdite », une comédie romantique très contemporaine. Si contemporaine qu’elle se trouve rattrapée par l’actualité politique en France.
« Cohabitation interdite » est un roman que l’on verrait bien assorti d’une crème solaire (IP 50 s’il vous plaît!) au fond d’un panier de plage!… une incursion dans les coulisses de la vie politique française d’aujourd’hui.
On imagine aisément ce que ce roman pourrait donner, porté au cinéma… J’y verrais tout à fait Katherine Heigl y flirter avec Edward Burns… ça donne le ton, non?

Une fois découverte la quatrième de couverture, l’intrigue n’est déjà plus si intrigante!… Et c’est dommage!
Une lecture pas désagréable -certes-, facile -certes-, que l’on se représente tout à fait sur la toile – certes-, des personnages attachants -certes (Humm… quoi que souvent téléguidés! je les aurais volontiers habillés de deux ou trois névroses! et de quatre ou cinq moments de solitude! Du court-circuit, en somme!)-… nous voilà bien loin de l’intensité du Roméo et de la Juliette de Shakespeare!
Une sensation finalement assez creuse, inhabitée, comme émoussée, un peu à l’image d’un siège de l’assemblée laissé vacant, -aseptisé!- autour de ce thème qui avait pourtant du chien! Une écriture assez égale, horizontale, presque, desservie par quelques (rares, mais existantes) approximations linguistiques et orthographiques. On passe 15 jours d’été à Biarritz, mais ça n’est finalement ni vraiment l’été, ni vraiment Biarritz!… Un we à la Baule?… guère plus convaincant! Un rôle de maîtresse délaissée puis vindicative, qui s’associe aux calculs malveillants et rancuniers d’un ministre bedonnant? Déjà plus intrigant! Un ensemble peu linéaire, peut-être.

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