Les pères et les mères sont des humains comme les autres

Les pères et les mères sont des humains comme les autres

Premier roman d’un publicitaire allemand, « Les pères et les mères sont des êtres humains comme les autres » est un texte frais qui donne la parole à une femme de chambre portugaise de 26 ans qui vient de perdre sa mère. Une trouvaille Albin Michel pour un printemps plus léger… Sorti le 7 mars 2013.

Ce roman a le goût d’un café!… Non, pas celui que l’on prend à 10:30 entre deux rendez-vous pour « assurer » malgré les cernes que nous a coûtés une trop courte nuit! Pas celui-là!

Le noisette-sucré-spéculos – pour ma part – que me sert mon amoureux le dimanche après-midi, quand le temps s’est arrêté, et que mes talons ne courent pas la capitale à la recherche de la dernière expo en vogue ou de la dernière it-robe !

Avec un café parfait, tu charmeras tout homme qui mérite de l’être. Le mieux est que tu t’occupes toi-même de le faire pousser et de le récolter, de torréfier et de moudre les grains – tu ne voudrais pas laisser des étrangers aimer à ta place… Mélange un peu de Kayuma de Java et de Geisha du Panama selon ton désir et ton expérience, et prépare un expresso en respectant la recette suivante… (…) Servir avec des petits gâteaux. Et beaucoup d’amour.

Bianca, une petite femme de chambre que tout le monde appelle Bica – le nom d’un café portugais bien serré – a deux rêves : faire un enfant pour que sa mère Maria Teves, récemment décédée, aille au ciel, et découvrir l’identité de son père, qu’on lui a toujours cachée. Mais rien ne se passe comme prévu : Maria réapparaît, morte et pourtant plus vivante que jamais, et l’homme que Bica a choisi comme père de son enfant se dérobe. Il est trop beau, trop riche, et beaucoup trop… marié! Les péripéties qui s’ensuivent, et qui mèneront Bica jusqu’à Lisbonne, se mêlent au récit d’une enfance nomade, où sa mère l’entraînait de ville en ville au rythme de ses amours improbables… Poétique et tendre, cette histoire à la fantaisie débridée, où la saudade ne résiste pas à l’arôme d’un bon café, possède un charme et une légèreté proches de l’univers d’Amélie Poulain.

Personnages décalés, Récit rythmé et piquant, direction le Portugal, où ce qui compte, c’est la taille que l’on fait et ce que l’on boit!

Celle qui est ici, dans la salle de bains de la chambre 314, en train de percer un préservatif, c’est Bica (1,49m; boisson préférée: le galao). Durex Emotions, peut-on lire sur l’emballage – la promesse d’un amour durable, non? Bica soupire et lisse soigneusement les bords du sachet. plus rien ne trahit le minuscule trou d’épingle dans le planning familial.

La porte qui donne sur le palier s’ouvre et Bica sursaute. Le courant d’air fait voler ses cheveux noirs et s’engouffre sous son tablier, il apporte dans la chambre une odeur de café.

Vivant et frais, marchant sur le mode du flash-back léger , « Les pères et les mères sont des êtres humains comme les autres » dresse un joli portrait de petit bout de femme qui fait à la fois le deuil de sa mère, son éducation sentimentale et une quête sur ses origines. Avec un brin de folie et un soupçon d’exotisme portugais, un « feelgood » qu’il serait malheureux de se refuser.

Celle qui a aimé cette lecture printanière, au goût amer et entêtant du café, c’est Flore (1.75m; boisson préférée: le café viennois).

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